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Saturday, October 13, 2012

Tunisie: Washington: Combien de têtes?


Tunisie: Washington exige le jugement des auteurs de violences  14/10/2012

Tunisie: Washington exige le jugement des auteurs de violencesles Etats-Unis ont demandé au gouvernement tunisien dirigé par des islamistes de traduire en justice les auteurs de l'attaque violente perpétrée mi-septembre contre l'ambassade américaine à Tunis. "J'appelle le gouvernement tunisien à mener son enquête et à traduire en justice les auteurs et les commanditaires de cet attentat", écrit l'ambassadeur américain, Jacob Walles, dans une lettre à paraître dimanche dans la presse tunisienne, un mois jour pour jour après l'attaque de l'ambassade. "Le gouvernement tunisien a l'obligation d'assurer la sécurité de ses citoyens et de ses invités", ajoute M. Walles. Le diplomate demande aussi au peuple tunisien "de dénoncer la violence (...) et de jouer un rôle actif dans la construction de l'avenir", notant que "la coopération durable et l'investissement en Tunisie nécessitent un environnement sûr". Estimant les dommages à "des millions de dollars", il affirme que "des extrémistes violents" ont brûlé plus de 100 véhicules, détruit, pillé et brûlé des livres, des instruments de musique et des ordinateurs", en référence à l'attaque qui avait également visé l'école américaine voisine. "Ce que les assaillants n'ont pas pu endommager, c'est le lien fort entre les peuples américain et tunisien, ainsi que l'engagement des Etats-Unis à soutenir la transition d'une dictature injuste vers une démocratie libre et tolérante qui assure la sécurité, le développement économique et la liberté". Quatre personnes ont été tuées, dont trois par balles, et 49 autres ont été blessées le 14 septembre lors d'affrontements aux abords de l'ambassade entre la police et des manifestants. Les assaillants, issus pour la plupart de la mouvance salafiste jihadiste, avaient envahi l'ambassade lorsqu'une manifestation contre un film anti-islam produit aux Etats-Unis a dégénéré en violences, provoquant un tollé en Tunisie, où le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh avait admis une bavure. Les autorités ont procédé à des interpellations, et selon des avocats, 87 Tunisiens font l'objet de poursuites en justice, certains encourant la peine capitale pour "appartenance à des groupes ayant pour but l'appropriation ou la dégradation de biens immobiliers".

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